Catherine Régis
Professeure titulaire, Faculté de droit, Université de Montréal
Chaire Canada-CIFAR en IA et droits de la personne
Chaire de recherche du Canada en droit et politiques de la santé
Codirectrice du Programme de recherche de l’Institut canadien de la sécurité de l’IA, CIFAR
Catherine Régis est actuellement Professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal et détient une Chaire Canada-CIFAR en intelligence artificielle (IA) ainsi que la Chaire de recherche du Canada sur la culture collaborative en droit et politiques de la santé. Elle est aussi Codirectrice du Programme de recherche de l’Institut canadien de la sécurité de l’IA au CIFAR, et Directrice de l’innovation sociale et des politiques internationales à IVADO– Consortium canadien de recherche, de formation et de mobilisation des connaissances en IA.
Elle a aussi été Conseillère spéciale et Vice-rectrice associée à la planification stratégique et à l’Innovation numérique responsable (2021-2023). Avant de se joindre à l’Université de Montréal, elle a été professeure à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke et a assumé de 2008 à 2012 la direction des programmes d’études supérieures en droit et politiques de la santé. Elle Régis a obtenu un baccalauréat en droit (1998) de l’Université de Montréal, un certificat en éthique clinique (2001) de l’Université de Genève, une maîtrise en droit de la santé (2003) de l’Université de Sherbrookeet un doctorat en droit (2007) de l’Université de Toronto.
Sa recherche porte principalement sur le rôle des droits de la personne dans le développement des systèmes d’IA à l’échelle nationale et internationale, la réglementation de l’innovation numérique et de l’IA dans les systèmes de santé, l’action normative de l’Organisation mondiale de la santé et le droit global de la santé. Elle consacre aussi beaucoup d’efforts au développement de la diplomatie scientifique, visant à acquérir des compétences en leadership et en communication pour faire le lien entre les sciences et les décisions politiques. De plus, elle est régulièrement sollicitée —aussi bien au Canada qu’ailleurs dans le monde— au sein de divers gouvernements et organismes publiques pour traiter de divers dossiers ambitieux en matière d’orientation des politiques et d’utilisation responsable de l’IA.
Récipiendaire de plusieurs prix, bourses et subventions, notamment du programme de formation à la diplomatie scientifique de l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR), du programme des Chaires de recherche du Canada, du CIFAR ‒ Institut canadien de recherches avancées, des Instituts de recherche en santé du Canada, des Fonds de recherche du Québec, , du Conseil de recherches en sciences humaines, elle est régulièrement sollicitée par le réseau de la santé à titre de consultante et de formatrice. La qualité et la rigueur intellectuelle de ses travaux lui ont aussi valu de nombreuses invitations à présenter à travers le monde sa recherche au sein de diverses organisations comme l’OCDE, l’Organisation mondiale de la santé, l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR), l’Institut Alan Turing, la Cour suprême du Canada, le Wall Street Journal et le Aspen Ministers Forum ; dans plus de 20 universités à l’échelle internationale (Cambridge, Costa Rica, Edinburgh, Georgetown, Osaka, Oxford, Sciences Po Paris, Sorbonne, Toronto, etc.) ; de même que dans le cadre de conférences de haut niveau comme le Sommet sur la sécurité de l’IA de 2023 à Bletchley Park et la conférence NeurIPS. Une autre réalisation digne de mention est sa participation scientifique à l’élaboration de la renommée Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’IA, une œuvre collective de principes éthiques rédigée de concert avec des experts et des citoyens.
Ses autres activités professionnelles incluent des rôles multiples au sein de comités du secteur de l’innovation numérique. Entre autres, elle siège au Comité directeur pour le Collectif canadien de normalisation en matière de gouvernance des données du Conseil canadien des normes (2023-), le Comité technique du programme de l’UNESCO sur l’IA et l’État de droit (2024-). Elle a aussi assumé le rôle de coprésidente du Groupe de travail sur l’IA responsable (2022-2023) du Partenariat mondial sur l’IA, qui regroupe une trentaine de pays, et coprésidé le Groupe de travail sur l’innovation numérique et l’IA responsable (2020-2024) de l’Alliance U7+, qui réunit plus de 50 universités à travers le monde.
La Professeure Régis est membre du Barreau du Québec depuis 1999 et médiatrice accréditée. Elle est actuellement affiliée au Intellectual Forum du Jesus College de l’Université de Cambridge (associée de recherche senior depuis 2024), au CERIUM (chercheuse depuis 2022), au Mila – Institut québécois d’IA (membre académique associée depuis 2021), à l’Obvia (membre depuis 2019), au H-pod (codirectrice et cofondatrice depuis 2018), au regroupement RéForMa (membre depuis 2013) et au CRDP (chercheuse depuis 2013).
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Ce contenu a été mis à jour le 12 avril 2025 à 23 h 46 min.
